De la même façon que le président français a demandé que son appel à Uribe soit rendu public par celui-ci, il en est de même pour la
demande d’aide auprès du président Hugo Chavez. En voici la video du discours télévisé :
Le président de la république bolivarienne du Venezuela invita alors son homologue français à demander au président Bush de se
rejoindre en Colombie dans la zone de Caguan. Ce lieu fut celui ou s’est déjà réalisé un processus de dialogue de paix entre le gouvernement et la guérilla colombienne. Cette demande de Chavez
constituerait la monnaie d’échange contre laquelle la mission française pour réussir é approcher Ingrid Bétancourt, tenter de la soigner et pourquoi pas obtenir une libération.
Cependant, le président Chavez il a perdu tout contact avec les FARC depuis la mort de Raul Reyes : “Yo le dije a Sarkozy
que más no puedo hacer. Yo perdí contacto con las FARC”
Vamos al Caguan !
Le gouvernement du Venezuela exprima un total appuie à son « ami le président de la république française Nicolas Sarkozy » et
compréhension qu’a pu lui être témoigné par ce dernier lui paraissant très « angoissé »
Il est intéressant d’écouter son discours de médiateur des parties avec son style bien à lui :
« Président Sarkozy : Allons à Caguan. Dis le au président Bush qui a beaucoup à voir avec ça »
Il insiste :
« Je lui recommande : Parlez (vouvoiement/ordre) avec le président des USA, qui peut faire beaucoup là-bas. Je suis prêt à
aller chercher Ingrid avec Sarkozy, et pas seulement elle, mais un groupe de personnes et reprendre l’affaire »
Il marque encore sa bonne volonté :
«Je suis, malgré les coup de poignards, sous les ordres (à disposition) que nous avons reçu et continuons à recevoir…ça n’importe
pas…si nous pouvons être utiles pour sauver une vie, nous sommes à l’ordre (suivrons les consignes) de cette espérance de paix »
Le président Chavez affirma que la situation entre gouvernement colombien et les FARC est « extrêmement compliqué » et révèle que l’émissaire français (Noël Saez, ex-ambassadeur de
France à Bogota et entre autre, membre de la DGSE) lui demande d’établir un contact avec Ivan Marquez (nouveau numéro 2 des FARC) qui en décembre 2007 est venu au palais présidentiel Miraflores
pour la gestion en Colombie de la remise du premier groupe d’otage à libérer.
“La France me demande que j’ai des contacts avec Marquez, mais il est toujours chassé. Je ne peux me prêter à cette chasse »
répondit il publiquement, signalant de plus que les informations que dispose le gouvernement indiquent que des agents colombien et états-uniens sont en train d’utiliser des technologies de pointe
pour repérer et détruire le porte-parole des FARC. Et de fait ne va tenter d’envoyer un de ses émissaires qui pourrait recevoir une des « bombes intelligentes ».
Il souhaite enfin que « la mission humanitaire de France réussisse à arriver, mais où va-t-elle arriver ? » et
termine tout de même par « Il manque un ensemble de gestes du gouvernement de Colombie et des USA pour retrouver un minimum de confiance et reprendre un échange humanitaire »
Espérons
que Chavez qui semble être sans trop de carte à jouer, hormis celle de la confiance tissé avec Nicolas Sarkozy lorsqu’il s’est rendu à Paris, puisse accorder les violons pour jouer une partition
qui grince. Mais comme on dit, il vaut mieux un mauvais arrangement qu’un bon procès, n’est ce pas… Tirofijo ?
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