Entre alertes, faux espoirs et bal des avions humanitaires, on ne sait plus où donner de la tête.
La libération d’otages aux mains de la guérilla FARC fait bruit ces temps ci. C'est-à-dire que précisément jeudi dernier, le président colombien Alvaro Uribe révisait ces conditions d’échanges humanitaires au minimum. Offrant la libération de plusieurs centaines de guérilleros des geôles gouvernementales contre celle de 39 otages plutôt « politique » (les spéculatifs resteraient en leurs mains : plus de 600) ou autrement dit « échangeables » dont la plus connu : Ingrid Bétancourt.
Ça sent le soupçon d’omission d’informations, de la part du gouvernement de Bogota comme s’il la savait déjà morte l’otage Franco-colombienne et que celui ci justifie par des actes et discours échelonné qu’il ait tout fait pour la sauver aux yeux du monde.
Mais ne spéculons pas dans ce sens comme le fait son ex marie M. Delloye. Car en continuant dans le chemin inverse on pourrait imaginer que l’ancienne chef de file de Clara Rojas est déjà aux
Açores ou en France en train d’être soignée.
Pourquoi ces spéculations seraient douteuses ?
Car ces derniers jours un avion médicalisé (falcon 900 pouvant accueillir jusqu'à 16 personnes) venant de métropole s’était posé (« pré positionné ») sur la base militaire guyannaise de
Rochambeau dans la nuit de vendredi à samedi avec une mise à disposition jusque ce lundi où l’avion a re-décollé. Il y était « au cas où »…une libération subite de l’otage
interviendrait.
On précisera quelques heures après que cela fait parti d’un exercice. Selon le chef de cabinet du Commandement Supérieur des Forces Armées de Guyane cité par Reuters, cet avion «venu en mission d'entraînement», a décollé dimanche matin à 6h56, heure locale (9h56 TU) vers les îles portugaises des Açores, où il doit faire escale.
Ceci dit le CICR a déclaré être prêt à apporter son soutien comme pour les autres libérations d’otages survenus ces 4 derniers mois
D’autres part, on apprend que l’ancienne candidate du parti Vert à l’élection présidentielle que l’on sait très malade, aurait été emmené en consultation dans 3 dispensaires, toujours de nuit, par ses ravisseurs. Elle souffrirait de malnutrition, d’hépatite B, de leishmaniose (maladie tropicale) et de malnutrition. En plus de ça, après plus de 6 ans de captivité, des témoignages diffusé par la radio plus ou moins indépendante colombienne Caracol indique qu’ «Ingrid vomit constamment et souffre de diarrhée» et qu’elle refuserait de s'alimenter et de prendre des médicaments, citant les services de renseignements de l'armée.
Caracol précise aussi que «Récemment, il lui a été administré un médicament du nom d'atropine, pour les insuffisances respiratoires et cardiaques». Ingrid ne tiendrait plus sur ces jambes, un paysan colombien l’a vu être porté, soutenu par les épaules, par des membres Farc en civil dans des vêtements de plastique. Et ce, la semaine dernière.
Mais alors que Madame Bétancourt est au bout de ses forces, les farc daignent enfin lui faire consulter un médecin. Ils la veulent en vie, cela leur sert comme pression depuis plus de 6 ans à l’international, on l’a vu avec l’implication de Chavez et sa trainée médiatique. D'ailleurs celui-ci a déja appelé Manuel Marulanda dit "tirofijo" à la libération de la "dernière femme" otage.
Vers quoi les gouvernements doivent ils convergés pour arriver à un échange "gagnant/gagnant" ?
Il faudrait se poser la question de ce qu’entraînerait pour eux la libération de l’otage… et ensuite proposer des solutions pour répondre aux besoins que créera ce manque stratégique.
Alors, le gouvernement d’Uribe a bien proposé l’échange humanitaire des 39 contre centaines mais il a innover ces derniers temps avec notamment la clémence pour les preneurs (ou
reteneurs !) d’otages avec possibilité d’asile dans le pays de leur choix. Comme autre produit dans la gamme on trouve la remise de 100 millions de dollars pour tout renseignement fiable
localisant les otages avec option désertion…encore mieux que le plus repenti de la camora ou cosa nostra !
Des millions de dollars, un changement d’identité, une protection juridique, un nouveau pays d’accueil/d’asile et surtout une conscience beaucoup plus tranquille. En plus, cette personne pourra écrire des livres qui se vendront par centaines de milliers et de nombreuses émissions de télé, radio à travers le monde…enfin ça dépend de la personnalité du candidat à l’information/désertion/remise d’otage volontaire en dehors de sa hiérarchie.
Alors avis aux candidatures chez les farc détenant des otages, les ouvertures de postes ont déjà commencés…
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