Alors que le président colombien Alvaro Uribe entame son tour d’europe afin de promouvoir sa
politique contre les Farc, il serait souhaitable que Paris, qui le recevra le 21 janvier,
sache quelques vérités sur ce personnage. En effet, Nicolas Joxe journaliste pour Lemonde et réalisateur, est aussi l’auteur du documentaire “Ils ont tué un homme. Crimes paramilitaires en
Colombie”. (Diffusion Arte 2005.).
Il nous expose dans son article ci-dessous « Quelques vérités sur Alvaro Uribe »
Posted by libertesinternets under Censure,
Colonialisme, Hugo
Chavez, Manipulation de l'opinion,
Néo-connerie, Observatoire de
l'empire, Paulo Paranagua,
Presse aux ordres, Racisme de
gauche
C’est vrai que Uribe est un bon élève de Washington, alors forcément, il est plus présentable que ce “populiste” de Chavez….
Alors faisons semblant de ne pas voir (comme le fait Libé) que le bon Uribe, aimé de son peuple et démocratiquement élu (tout comme Chavez, mais Chavez est un salaud, c’est entendu) : a une carrière “étroitement liée à cette expansion du narco-paramilitarisme. Dans un rapport de la DIA (Defense Intelligence Agency) datant de 1991, les services de renseignement militaire américains présentaient Alvaro Uribe Velez, alors sénateur au Congrès, comme un “politicien collaborant avec le cartel de Pablo Escobar aux plus hauts niveaux du gouvernement”. Quelques années plus tard, en tant que gouverneur de la région de Medellin, Alvaro Uribe Velez autorise la formation de coopératives de sécurité privée servant en réalité de couverture légale à des groupes paramilitaires peuplés de tueurs de la mafia.
Selon que vous serez dans les petits papiers de l’intelligentsia atlantiste ou pas, vous serez un “gentil” ou un “méchant”…. c’est une vieille chanson.
A noter que, sur le blog de Jacques Thomet, l’ambassade de Colombie rejette l’intégralité des accusations de Nicolas Joxe : http://jacquesthomet.unblog.fr/2008/01/16/la-colombie-proteste-contre-larticle-de-nicolas-joxe-dans-le-monde/
L'ARTICLE ENFIN :
Le Monde - 14/01/2008]
[...] Depuis vingt ans, sous prétexte de lutter contre la guérilla, des milices paramilitaires d'extrême droite ont commis des crimes de masse contre la population. Ces derniers mois, des fosses communes ont été découvertes dans toutes les régions du pays. Le procureur général de Colombie a affirmé qu'elles pourraient contenir les restes de près 10 000 civils assassinés par ces groupes paramilitaires.
Leaders populaires, syndicalistes, juges, défenseurs des droits de l'homme, journalistes : les paramilitaires se sont attaqués à toute forme d'opposition politique ou sociale avec une cruauté inouïe. La presse colombienne a révélé comment les chefs paramilitaires ont généralisé la torture en formant leurs hommes à démembrer vivantes leurs victimes.
Les derniers rapports d'enquête d'Amnesty International, de Human Rights Watch ou de la FIDH montrent comment les forces de sécurité colombiennes ont encadré, coordonné, voire participé, aux massacres paramilitaires. Les témoignages des victimes sont concordants, massifs, accablants. Des officiers supérieurs de l'armée ont "sous-traité" aux milices le soin de mener cette guerre "sale" en toute impunité.
Mais les paramilitaires ne se sont pas cantonnés à ce travail de répression, ils ont bâti une redoutable organisation mafieuse qui contrôle l'essentiel du trafic de cocaïne vers les Etats-Unis et l'Europe. En s'infiltrant dans l'appareil d'Etat, les paramilitaires ont pu faire prospérer leur trafic et généraliser le détournement de fonds publics grâce à la complicité d'une partie de la classe politique au pouvoir.
[...] La carrière du président Uribe est étroitement liée à cette expansion du narco-paramilitarisme. Dans un rapport de la DIA (Defense Intelligence Agency) datant de 1991, les services de renseignement militaire américains présentaient Alvaro Uribe Velez, alors sénateur au Congrès, comme un "politicien collaborant avec le cartel de Pablo Escobar aux plus hauts niveaux du gouvernement". Quelques années plus tard, en tant que gouverneur de la région de Medellin, Alvaro Uribe Velez autorise la formation de coopératives de sécurité privée servant en réalité de couverture légale à des groupes paramilitaires peuplés de tueurs de la mafia. [...] Le père du président colombien a été abattu par les FARC. [...] Ce dernier était lié à certains parrains de la drogue du cartel de Medellin, que l'on a retrouvé un hélicoptère appartenant à la famille Uribe dans un immense laboratoire de cocaïne ?
[...]
Depuis 2005, le président Uribe a tout mis en oeuvre pour parvenir à une amnistie générale des paramilitaires en adoptant la loi dite de justice et paix. Cette législation prévoit, en effet, pour les responsables de ces crimes contre l'humanité des peines dérisoires en échange de leur démobilisation. La situation colombienne est complexe, sa violence, multiforme, parfois difficile à décrypter. Mais présenter la guérilla comme le "diable" et tenter de blanchir un président colombien compromis dans l'entreprise criminelle du paramilitarisme est quelque chose d'inacceptable. Exiger la libération d'Ingrid Betancourt et de tous les otages retenus dans des conditions inhumaines par la guérilla ne peut servir à exonérer l'Etat colombien de sa responsabilité dans le déchaînement de violence existant dans le pays.
Nicolas Joxe, réalisateur, est l’auteur du documentaire “Ils ont tué un homme. Crimes paramilitaires en Colombie”. (Diffusion Arte 2005.)http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-999190,0.html
Sources :
http://libertesinternets.wordpress.com/2008/01/16/nicolas-joxe-quelques-verites-sur-alvaro-uribe/
http://www.eltiempo.com/politica/2008-01-19/ARTICULO-WEB-NOTA_INTERIOR-3925529.html
http://209.85.135.104/search?q=cache:lmUdq8lgSEIJ:opus-incertum.over-blog.net/+%E2%80%9CIls+ont+tu%C3%A9+un+homme.+Crimes+paramilitaires+en+Colombie%E2%80%9D&hl=fr&ct=clnk&cd=2&gl=fr
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Déplorable : l’assemblée nationale
vénézuelienne a déclaré les FARC et l’ELN comme « belligérant » c'est-à-dire qu’elle leur a donné un statut politique particulier. En somme, une reconnaissance que leur avait refusée le
monde entier la semaine passé après demande de Chavez suite à la libération des otages Clara Rojas y Consuelo Gonzalez. (voir video youtube)
terroriste narcotrafiquante comme « mouvements insurgent » a qui il faut donner "señal de
voluntad para darles un trato político que genere confianza en las futuras negociaciones en el camino a la paz en Colombia" selon Hugo Chavez !?
d’otages permet à la fois une assurance contre les attaques de camp dans la jungle
et un moyen supplémentaire de financement. Depuis quelques années même, cette activité leur offre un rayonnement international, ceci depuis qu’ils ont commencé à enlever des
étrangers !

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