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Il faut se mettre à la place d'un Basque qui te parle (c'est un basque qui me l'as envoyé par mail...histoire de me dédouaner...) :

" N'oubliez jamais que vous n'êtes pas chez vous.
Cessez de mettre des chaussettes avec vos espadrilles.
D'ailleurs ne mettez pas d'espadrilles
Laissez toujours un pourboire, quelques centimes suffisent parfois pour vous maintenir en vie.                         
Ne faites jamais d'additions séparées au restaurant : arrangez-vous dehors.                                 
Ne dites pas « A Paris c'est moins cher ! »               
Ne branchez jamais en boite, contentez-vous de danser.
Même immatriculée 64, une voiture de location reste une voiture de location.
Arrêtez de dire « Oh comme c'est beau ! ». On le sait.           

Ne vous ridiculisez pas en parlant de politique.
Ne roulez pas à 40! Km/h sur les routes de montagne: Nos routes ne sont pas dangereuses, c'est vous qui ne savez pas conduire.
Ici le klaxon n'est là que pour dire bonjour.: Vous ne connaissez personne, donc ne klaxonnez pas.
Vous n'avez rien à faire au comptoir, il nous est réservé
Sachez qu'un Basque n'est jamais seul.
Ne branchez pas les Biarrotes, même nous, on n'y arrive pas.
Ne nous lancez jamais de défi stupide sur notre capacité à tenir l'alcool, vous avez perdu. 
Ici on vous appelle les Gaulois et vous n'êtes pas nos ancêtres.     
Enfin, n'oubliez pas que vous n'êtes pas partout chez vous, surtout chez  nous
"

Vive le 64, allez le touriste en rentrant chez toi, met un autocollant sur ta bagnole !!!
par Nicolas Audemar
Jeudi 31 janvier 2008
publié dans : C'est la vie !
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Bon voila, peu d’articles cette semaine, je m’épuise dans ma semaine de partiel où aujourd’hui pas moins de 7h30 de partiels m’ont atomisées le cerveau !

De quoi vous réjouir surtout si vous n’aimez pas le commerce international.

 undefinedPerso moi je kiffe ! Hoy c’était droit international des transports, Supply Chain Management, gestion des flux logistique et Douanes et Incoterms. D’ailleurs sur ce dernier domaine, je me suis planté misérablement en confondant le cubage ramené à la tonne d’un transport maritime avec celui d’un routier. Bref, toute ma démonstration est fausse.

 Néanmoins, seule réussite de la semaine, ou plutôt satisfaction en sortie d’examen, c’était le droit, ce matin, où je compte m’en tirer avec une note allant au delà de 10 (restons modeste et tranquille).

 En tous cas ces révisions, sous pressions me font apprendre beaucoup plus vite que d’ordinaire. J’ai même l’impression que ma mémoire s’intensifie et a pris l’habitude d’engranger des données et de les retenir (encore mieux que la méthode d’un japonais sur console portable !).

 Les plus grosses matières sont passées (économie internationale, prospection, gestion des risques et assurances, contrôle de gestion logistique). Il me reste système d’information, gestion qualité, marketing stratégique, management de projet à l’international et enfin diagnostic et positionnement stratégique.

Voila, sinon, je publierai 2 autres recettes dont une chinoise. J’ai vu le succès de consultation du blog à partir des moteurs de recherche des gens qui tapaient lamelles d’encornet, cela est encourageant à en publier d’autres.

A propos de chinois, j’ai commencer les cours depuis le début de l’année 2008 occidentale et m’apprête le 6 février à fêter celui chinois au restaurant avec ma prof’ de chinois et une partie de la promo sûrement. Mais avant, ce sera la fête des fins des exams et d’anniversaires de Laina et Nejla chez Natacha ce samedi…il me tarde la décompression !

Bon cette fois je retourne à mes révisions et vous parlerez peut être de la marche du 4 février en Colombie, de l’agression de Piedad Cordoba ou encore de Pekin express sur la route des Incas qui se rend à Lima, pff et encore plein d’autres sujets sur lequel j’aimerai m’exprimer, mais la vie est trop courte !!

La photo, vous reconnaissez ?

Provecho ciao

par Nicolas Audemar
Mercredi 30 janvier 2008
publié dans : C'est la vie !
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Pour mes camarades de promo et tous ceux qui s'intéressent au Chili et ses différences dans l'espagnol de tous les jours voici une réédition de l’article sur los « chilenismos ». Il s'agit de mots, d'expressions auquelles j’ai été confronté durant mon expatriation au Chili.

 

Si poh ! : oui donc, dit à longueur de temps

 

Huevon (wuevon) : connard, à double sens selon le ton employé peut être « de buena o de mala onda ». Au feminin : la wueva ou Wena

 

Cachaï : tu piges

 

Carete : fiesta, on dit « vamos de carete »  faire la fête chez des amis

 

Asado : barbecue de viande dans un espèce de wok géant monté sur feu de bois

 

Flayte ou flaite : racaille

 

Franchute : nom donné à tous ce qui est d’origine française, peut être « de buena o de mala onda »

 

Copete ou trago : un coup à boire, un verre d’alcool

 

Pacos : carabineros dit de façon comme flic, keuf, ch’ta

 

Pololo/a : petite ami/e

 

Aca : ici, comme « aqui » en Espagne

 

Al tiro : tout de suite

 

Cuadras : pâté de maison formant un bloc jusqu'à la prochaine intersection

 

Luka : 1000, « très lukas » font 3000 pesos

 

A cagar : très dur, super chaud, casi impossible

 

Chucha : mince, merde

 

Filete : chose, article de première qualité, on dit « es puro filete » pour une chica aussi

 

Vaquita : espèce de pot commun pour acheter à boire

 

Cuico : un bourge qui se la pète

 

Fome : très nul, pourri

 

Bakan : bien, super, cool (chez les jeunes)

 

Coger : prendre dans le sens macho au sujet d’une femme

 

Si vous souhaiter approfondir dans les chilennismes, vous en trouverez d'autres sur internet c’est sûr (mais qui s'utilisent moins couramment) , en particulier sur ce site www.mainframe.cl/diccionario/diccionario.php

Et à travers les définitions et créations de mots, vous pourrez vous rendre compte parfois du racisme et de l’intolérance des chiliens envers les étrangers (notamment de pays voisin)

par Nicolas Audemar
Vendredi 25 janvier 2008
publié dans : C'est la vie ! communauté : Amérique Latine
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Ça y est je vais diffuser quelques recettes qui font partie de mes spécialités. Attention vous allez vous régalez !

Aujourd’hui donc c’est « Lamelles d’encornet à la sauce relevé » je sais pas comment nommé la sauce alors voila… !! 

 

Préparation 10 min

Cuisson 10 min

Coût : 3,70€

 

Ingrédients (pour 1 personne qui a gros appétit):

-         330 g de lamelle d’encornet

-         1 oignon

-         ½ gousse d’ail

-         Curry

-         Piment (en poudre c’est mieux)

-         Whisky

-         Cube de bouillon (maggi)

 

 

Faite votre riz

 

Couper les lamelles d’encornet en très gros dès

Dans une poêle bien chaude avec très peu d’huile, les faire rendre l’eau et la récupérer régulièrement.

 

En attendant : Emincer un oignon et la moitié d’une gousse d’ail

 

Quand il n’y a plus d’eau à récupérer :

Verser 3 cac d’huile d’olive

Balancer l’ail haché et l’oignon émincé

Remuer beaucoup en ajoutant une cac de curry et une de piment en poudre

Rajouter 2 cas de Whisky et un cube de bouillon mélangé dans l’eau que l’on précédemment récupérer

 

Ensuite :

Au choix : mettre 2 cas de concentré de tomate ou un peu de farine pour épaissir la sauce…

 

Voila il n’y a plus qu’a verser dans une assiette le riz puis le contenu de la poêle

Miam, bon appétit bien sûr

 

par Nicolas Audemar
Jeudi 24 janvier 2008
publié dans : C'est un régal ! communauté : Recettes
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undefined

par Nicolas Audemar
Jeudi 24 janvier 2008
publié dans : Photos communauté : Amérique Latine
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Un peu de "rigolade"  après toutes les acidités des politiqued moralistes diffusées sur ce blog. Je vous propose des extraits du spectacle de Max Boublil, un comique qui est monté au second semestre 2007 en se faisant connaître avec la fameuse "chanson romantique" : tu va prendre. Il est en tournée dans toute la France. Son site internet pour le retrouver prêt de chez vous : http://www.maxboublil.com/


par Nicolas Audemar
Mardi 22 janvier 2008
publié dans : vidéos
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undefinedEcoutes cher être humain, à travers ce titre du groupe IAM, te rend s tu compte dans quel monde tu vis ? en es tu conscient ?  Le changer ferai parti de tes options...? 
Attention : Changer le monde commence par se changer soi-même et surtout pas dans la destruction. 
L'éthique sera la valeur (non coté en bourse lol) qui te sauveras (es parecido aun  obispo que habla !), cher visiteur.
 
La Fin de leur Monde : Paroles d'AKHENATON

Regarde ma terre en pleure
Mais les choses ici prennent une telle ampleur
Les fils partent avant les pères, y a trop de mères en sueur
Quand les fusils de la bêtise chantent le même air en cœur
Le mangeur d’âme à chaque repas s’abreuve de nos rancœurs
Je l’entends toutes les nuits, las des fantômes qui la hantent,
Las de leurs complaintes,tellement que des fois elle en tremble
Par le sang de la haine, constamment ensemencée,au pas cadencé, Quand ce dernier chasse le vent hors des plaines


Rien n’a changé depuis, où je vis, Juifs, Catholiques,
Musulmans, noirs ou blancs, fermez vos gueules, vous faites bien trop de bruit
Comme ces orages dont l'eau se mêle à nos larmes,
Et leurs chocs sur le sol aride dont l’uranium à voler l’âme
Je veux pas d’une ville aux cimetières plus grand que la surface habitable
Même si paraît que de l'autre coté tout est plus calme, plus stable
Je veux pas qu’après le jour J, les survivants survivent sous le néon,
Trop proches du néant, car le soleil les prive de rayons
Les artères pleines d’amer comme un caddy au Géant,
On charge, on charge, à la sortie c’est tout dans les dents
J’crois que c’est dans l’ère du temps, chacun cherche son bouque émissaire
Ouais, d’une simple vie ratée à l’envoi d’une bombe nucléaire
L’amour manque d’air dans leur monde, nous on suffoque, tout ce qu’on supporte,
Ca pressurise, et c’est les psys qui vont exorciser,
Que quelqu’un me dise,si j’ai des chances de voir enfin la paix exigée.
Qu’un jour les abrutis s’instruisent,
Perché sur ma plume, j’attends c’ moment observe ce bordel
De petites flammes montées au ciel, pour elle j’ai saigné ce gospel
"Héra" se barre à tire d'ailes; las de la sève qu’on tire d’elle
On clame tous ce qu’on l'aime, mais aucun de nous n’est fidèle
Jalousie et convoitise, se roulent de grosses pelles
Quand les problèmes viennent, on règle ça à coup de grosses pêches
Et pendant ce temps là, certains amassent des sous par grosses bennes
Devine qui est ce qui creuse mais avec des plus grosses pelles
Quand est ce qu’on y arrive, là où le bonheur désaltère
Mon futur se construit, sans cris, sans mecs à terre,
Ni de centrale en fuite rien sur le compteur Gegere
Et finalement conscient qu’ici, on est que locataire
Tu parle d’une location, regarde un peu ce qu’on en a fait
Quand le vieux fera l’état des lieux, on fera une croix sur la caution
On aurait du le rendre comme on nous l’a donné,
Clean, sans taches, et innocent comme un nouveau né,
Seulement les nôtres meurent de faim en Afrique
Et y a pas assez de fric pour eux
Alors la dalle faudra la tempérer
Les hommes tombent sous les rafales racistes,
Mais on peut rien pour eux,
Alors les balles faudra les éviter
Le cul devant la télé, occupé à rêver,
le doigt poser sur la commande, on se sent exister
On râle, on gueule, on vote, espérant que ça va changer
Mais dresse tes barricades et tu les verra tous hésiter
Garni d’incompréhension et de stèles géantes,
Le globe rêve de compassion et de bourgeons renaissant sur ses branches
Les mêmes qu’on laissera crever un soir de décembre, dans le silence,
Juste un bout de carton pour s’étendre,
Tout le monde à ses chances, de quelle planète vient celui qu’à dit ça ?
Un homme politique, je crois, live de Bora Bora
Pendant que les foyers subissent, façon tora tora,
Mais bon c’est bien trop bas, alors forcément il ne nous voit pas
Parole et paroles et paroles, ils ont promis monts et merveilles,
Mais les merveilles se sont envolées,
Il reste que des monts, mais c'est raide à grimper
Et au sommet, y a que des démons en costumes cendrés
Et en bas, c’est les jeux du cirque, César Avé
Parce qu’on va se faire bouffer par des fauves qu’ils ont dressés
On note une sévère chute de sang sur la map, une montée d’air noir
Un jour on payera cher pour une bouffée d’air pur
Ici c’est chacun sa culture, chacun son racisme
Seulement sur fond blanc, c’est le noir qui reste la meilleure cible
Les temps changent c’est sur, mais y a toujours des irascibles
Ils ont le bonjour d’Henry, d'Arron, Mormeck ou Zinédine
A l’heure où les gens dînent,
Y en a encore trop cherchent, pour eux pas de 8 pièces, ils crèchent au parking
Tout le monde s’en indigne,
Ca dévalue le quartier, ça effraye mémé,
Et on sait bien ce que mémé va voter
Du haut de leurs tours de biz’, droites comme la tour de Pise
Jumelles sur le pif, ils fractionnent, divisent à leur guise
On s’étonne ensuite que ça finisse en fratricide
Car tout ce qui compte c’est de gonfler les commandes de missiles
Vive la démocratie, celle qui brandie la matraque, face à des pacifistes,
T’es pas d’accord, on te frappe,
Multirécidivistes : c'est jamais ceux là qu'on traque
Ils vivent en haut des listes et mettent leurs tronches sur les tractes
Ce monde agonise, vu ce qu’on y fait, c’était prévisible
Comme la goutte sur le front, dès que la merde se profile
Mais la peur atrophie les cœurs, peur de tout ce qu’on connaît pas
Alors on se barde de préjugés débiles
De partout les extrêmes dominent, en prime time,
A chaque fois qu’ils déciment une famille
Et bien avant ces régions où sévie la famine
Image trop crue pour un beauf devant sa viande trop cuite
Lui qui croyait que l’euro ferait beaucoup d’heureux,
Pour les vacances faudra attendre un peu ou gagner aux jeux
Mais là c’est pas trop l’heure, demain très tôt y a le taffe
Comprend ce monde va trop vite, aucune chance qu’on le rattrape
Sur la route des principes, ils ont mis des pièges à Loups,
Des gilets dynamites, et des skeud y en a un peu partout
Faudra faire gaffe aux mines, aux puits d’où la mort s’écoule
Il a beau être vif, mais à la longue il évitera pas tout
Et un de ces quatre il finira par tomber,
J’espère qu’il y a aura quelqu’un pour aider le prochain à se relever
J’espère qu’il sera pas comme le notre, aigri et crever
Et j’espère surtout que celui-là essayera pas de se faire sauter

Akhenaton:

Tu sais, on vit dans la télé,
Le globe s'est fêlé,
Ils servent de l'emballé mais en vrai c'est la mêlé
On s'prend à espérer des choses simples
Mais leur fabrique à peur s'est mise en branle
Tout ça pour les dérégler
cris sans cicatrices, terreur dans la matrice
Ils disent qu'une vie de plus à New York Paris Londres ou Madrid
Alors c'est comme ça une échelle dans la peine
On aime ces catastrophes quand des gens manquent à l'appel
Surtout s'ils nous ressemble, on les film à la morgue,
Et nous dans les sofas content d’échapper à la mort,
Il reste dans les cœurs l'anomalie appelée peur
Et grâce à ça de toute part ils ont recours à la force,
C'est une révolution, cette fois elle est de droite
Voilà pourquoi le chantage à l'emploi dans pleins de boîtes
Voilà pourquoi ils veulent à tout prix implanter la croix
Et face à la télé souvent on les croit dans leur droit,
Ils disent c’est humanitaire
Mais ils niquent les mers et la terre pour chaque écart c'est la guerre
Si le quotidien est précaire,
C'est qu'ils nous dressent à être délétères et se contenter de joies éphémères
Si l'Afrique est en colère, c'est parce que les trusts la pillent
Seuls les généraux corrompus coopèrent et jouent des vies au poker
Est-ce que la rancœur et le désir d'revanche est tout ce qu'on leur a offert?
On parle du droit des femmes quand leurs maris les frappent,
Avec des clichés religieux sortis tout droit des fables
Comme ci ici elles étaient bien depuis le Moyen-Âge
Mais c'est en 46 que c'est ouverte une nouvelle page
Maintenant elles nous valent, on dit dans les ouvrages
Pourquoi elles touchent moins de pognon à compétences égales?
Pourquoi elles seraient moins faites pour êtres responsables ?
Alors qu'elles nous ont tous torché le cul nu dans le sable
On force sur la boisson, parie sur les canassons
Mais la réalité c'est qu'ils nous font bouffer du poison
Et dans l'hôtel du bonheur beaucoup font la valise,
L' espoir tué par des fanatiques libéralistes
Pas de bombes S.A.L , ni de grosses salves
La stratégie est simple ils exploitent et ils affament
Quand on les voit à la télé ces cons ont l'air affables
Mais le monde est à genoux quand ces bandits sont dix à table
Des comptes sous faux noms ils prétendent agir au nom de la liberté
Mais c'est la monarchie du pognon
La France et les States par factions interposées
Se livre une guerre en Afrique, et tu veux rester posé?
Freedom par-ci démocratie par-là
Mais j'ai mater sous la table et j'ai vu que c'était que des palabres
La vrai mafia non la cherche pas en Calabre ni dans ce bled
Où dans les quartiers pauvres à quarante ans on tombe malade
A fumer du mauvais tabac et manger de la merde
Où le xanax fait un tabac avec l'alcool fort
Les rues deviennent des grosses forges
Et le métal y est commun monté sur grosses crosses
La violence au quotidien de tant de gosses pauvres
Et moi j'attends l'apocalypse après cette apostrophe
J'en ai marre de tous ces mensonges qu'ils colportent
Pour les servir , dans de nombreux cas il y a mort d'homme
Tous terroristes j'entend leurs théories
Venter le sacrifice pour des principes c'est horrible
Les mômes survivent nourris à l'eau et au riz
Pendant que leur pouf se baladent à Aspen ou St Morritz
La flore crame la faune canne
Dit : c'était des barbus qui lâché l'agent orange sur le nord Vietnam ?
Non c'était les boys mais qui peut m'indiquer la justesse d'une cause
En partant de là chacun écrit ses droits
Désolé je trouve aucune excuse à Hiroshima
On peint l'histoire comme on colorie vite une image
Et peut importe qui se fait tuer chaque fois je le vit mal
On croit en nos gendarmes qui servent et nous protègent
Du moins, est ce au Rwanda quand ils jouent du lance rocket?
Pour placer le pantin qui conviendra a la France
Une casserole de plus au ministère de la défense
Il se crêpe le chignon au fond ils sont ignobles
Sur la conscience des députés y en a plus d'un million
"Quand ils font les aiguilles nos politiques ont des chignoles"
Défilent sur des chars le 14 , ils se bignolent au son de la marseillaise
Et d'une imagerie guerrière qu'ils veulent tranquillement refiler aux élèves de leur appart dans le 16
On voit un tableau différent : ils disent croire en dieu mais croit en ce qu'ils possèdent
Ils trouvent même pas un corps dans les ruines du world-trade mais sortent des débris le passeport de Mohamed
Je peux plus exprimer combien on trouve ça grotesque
Tu comprends pourquoi "ça le désire" dans les bibliothèques
Au collège de le vie ils jouent les profs d'histoire
Et abreuvent le quotidien de milles sornettes illusoires
On a battis une forteresse on l'a nommé alamut
Coincé physiquement entre garde à vue et garde à vous
Compte tenu de la pression patriotique j'admire les gens de gauche en Israël , en Amérique
est ce qu'on vaut mieux en France
désolé si j'insiste mais regardons nous franchement,
on est aussi raciste, ensuite on vend de la liberté au marché public,
putain le drame avec les valeurs de la république.
La république, elle passe ces week-end en régate
puis se prostitue de toutes part pour un airbus ou une frégate,
elle exécute dans une grotte des opposants canaques
et mange à table avec des gars style Giancanna
puis explose le rainbow warriors
et dessine les frontières du tiers monde à la terrasse du Mariot,
sponsorisent les fanatiques aux 4 coins du monde,
les entraînent aux combats et manipuler les bombes
le collier casse, ces cons échappent à tous contrôles
et quand ils mordent la main du maître alors on crie aux monstres.
ils discutent notre futur autour d'un pichet
pour notre sécurité zarma, ils veulent nous ficher.
C’est la france de derrière les stores
et j'en ai marre de me faire gruger
par des tronche de dispenser de sport.
je me bat pas pour la porche mais pour un meilleur monde
avec mes petits bras
Souvent à cette époque ou la terreur gronde
ou la frayeur monte, je travaille sur moi chaque seconde
pour être un meilleur homme.
On vit en ces temps où dans un taudis de Paris.
36 gosses meurent brûlés vifs quand les demandes en HLM dorment
depuis des années dans les archives
alors que des employés de la mairie en obtiennent avec terrasse et parking
t'appelle pas ça du racisme
après ils pleurent quand perdu on revient aux racines.
ils ont caricaturés nos discours radicaux
et l'on résumé par wesh wesh ou yo yo !
Nous complexé, si peu sûr de soi,
on s'interpelle entre nous, comme rital, rebeu ou renoi.
Chaque jour, la grande ville resserre l'étreinte
et tu peux voir les noms des nôtres évaporés écrits sur des trains.
Ma vie, un mic, une mix-tape, loin des ambitions
de ce qui sera élu président en 2007
j'adore ce moment où il dévoile le minois
de qui devra tailler des pipes monumentales au chinois.
à défaut d'argent putain, donnons du temps,
dans nos bouches le mot liberté devient insultant
car c'est les soldats qui le portent et non plus le vent
comme si le monde était rempli de cruel sultan.
Mécontent des schémas qu'on nous propose, je cultive maintenant
les roses dans mon microcosme.
Mesure les dégâts minimes que mon micro cause.
Ca ne peut qu'aller mieux alors j’attends la fin de leur monde…
par Akhenaton, Nicolas Audemar
Lundi 21 janvier 2008
publié dans : Coup de gueule
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Cet article de 2005 met en lumière le financement de RSF. Il a été écrit par Salim Lamrani, un enseignant, écrivain et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Auteur de Cuba face à l’Empire (Genève : Editions Timeli, 2006), 2ème édition ; de (sous la direction de ), Washington contre Cuba (Pantin : Le Temps des Cerises, 2005) et de Fidel Castro, Cuba et les Etats-Unis (Pantin : Le Temps des Cerises, 2006).

PRENEZ PLAISIR ET FAITES VOUS DONC VOTRE OPINION :

Les fortes suspicions qui planaient autour des activités douteuses et tendancieuses de Reporters sans frontières (RSF) se sont avérées être fondées. Depuis plusieurs années, divers critiques ont fait état des actions fortement politisées de l’entité parisienne, notamment autour de Cuba et du Venezuela, dont le caractère propagandiste est indéniable. Les prises de positions de RSF à l’encontre des gouvernements de La Havane et de Caracas sont en parfaite corrélation avec la guerre politique et médiatique que mène Washington contre les révolutions cubaine et bolivarienne.

La vérité est finalement apparue au grand jour. M. Robert Ménard, secrétaire général de RSF depuis 20 ans, a avoué être stipendié par la Fondation nationale pour la démocratie (National Endowment for Democracy - NED), une organisation qui dépend du Département d’Etat nord-américain, dont le rôle principal est de promouvoir l’agenda de la Maison-Blanche à travers le monde. Effectivement, M. Ménard a été très clair : «  Absolument, nous recevons de l’argent de la NED. Et cela ne nous pose aucun problème  [1] ».


La Fondation nationale pour la démocratie (NED) a été créée par l’ancien président étasunien Ronald Reagan en 1983, à une époque où la violence militaire avait pris le pas sur la diplomatie traditionnelle dans l’approche des affaires internationales. Grâce à sa puissante capacité de pénétration financière, la NED a pour objectif d’affaiblir les gouvernements qui s’opposeraient à la politique étrangère hégémonique de Washington [2]2. En Amérique latine, les deux cibles privilégiées de la NED sont Cuba et le Venezuela.

Par exemple, la NED a financé et continue de financer l’opposition vénézuelienne, responsable du coup d’Etat contre le président Chávez en avril 2002. Depuis, l’oligarchie vénézuelienne a organisé, avec l’aide de Washington, plusieurs autres tentatives de déstabilisation sans succès, car, depuis l’échec du référendum révocatoire, la légitimité populaire de M. Hugo Chávez n’a fait que se renforcer. Au total, 13 groupes opposés au président Chávez ont reçu 874 384 dollars de la NED en 2004. En 2003, 15 groupuscules opposés au gouvernement vénézuélien ont bénéficié des subventions de la NED pour un montant s’élevant à 1 046 323 dollars [3].

Dans le même temps, RSF a régulièrement fustigé le gouvernement de M. Chávez, l’accusant de menacer la liberté de la presse avec, par exemple, la publication d’un rapport critiquant une proposition de réforme de la loi sur l’audiovisuel [4]. Ladite réforme prévoit des sanctions pénales contre les médias reconnus coupables d’activités criminelles telles que l’incitation au soulèvement armé ou à la subversion. Cette nouvelle législation fait suite au rôle capital et criminel joué par les médias privés lors du coup de force de 2002 contre le président vénézuelien, et à ses abus actuels. Des abus que RSF se garde bien de dénoncer.

Mais l’ennemi par excellence de RSF reste Cuba. L’acharnement répété de M. Ménard est obsessionnel, comme le montre la nouvelle campagne de propagande contre l’Île destinée à affecter le tourisme [5]. Il convient de ne pas oublier que le Plan de Bush contre Cuba prévoit un budget de 5 millions de dollars pour les ONG qui mènent des activités censées dissuader les touristes de se rendre à Cuba, et qu’il cite textuellement, comme exemple à suivre, le nom de Reporters sans frontières [6].

De plus, RSF reconnaît apporter une aide économique à Cuba aux «  familles des 30 journalistes emprisonnés afin qu’elles puissent faire face aux pertes de revenus provoquées par l’arrestation de leurs proches  ». Si l’on supprime la rhétorique idéologique de cette phrase, on lit que RSF rémunère les familles des personnes incarcérées pour avoir été stipendiées par le gouvernement de Bush et avoir gravement menacé l’intégrité de la nation cubaine, en collaborant avec la mise en place des sanctions économiques. Etant donné que M. Ménard est directement financé par le gouvernement des Etats-Unis, cela revient à dire que Washington, en plus du financement direct, finance également, par le biais de RSF, des personnes qui sont à son service à Cuba, ce qui constitue en soi une sérieuse violation de la législation cubaine [7].

Selon le bilan 2004 de RSF, « au moins 53 professionnels de l’information ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions ou pour avoir exprimé leurs opinions ». L’Irak est, selon ce rapport, le pays le plus dangereux pour les journalistes avec 19 reporters assassinés. L’armée étasunienne qui occupe l’Irak depuis 2003 est la principale responsable de ces meurtres, puisque qu’elle contrôle le pays. Or, RSF, loin d’accuser les autorités nord-américaines, se borne à reprendre les déclarations des officiels de Washington et qualifie les tirs, qui ont causé la mort de plusieurs journalistes, « d’accidentels ». L’Irak ne constitue pas la priorité de M. Ménard pour autant [8].

Sur le continent américain, toujours selon RSF, « douze journalistes ont été tués » au Mexique, au Brésil et au Pérou. Cependant, la cible de l’organisation parisienne est toujours et encore Cuba où, soit dit en passant, pas un seul journaliste n’a été assassiné depuis 1959. Le Venezuela est également dans la ligne de mire alors qu’aucun journaliste n’y a perdu la vie. D’aucuns traceront un parallèle entre les cibles de RSF et celles de Washington et ne manqueront pas d’en souligner l’étrange coïncidence [9]. Les invectives de la secrétaire d’Etat, Mme Condoleeza Rice, se dirigent spécifiquement à M. Castro et à M. Chávez, dont le rapprochement inquiète beaucoup les Etats-Unis [10]. Bien évidemment, au-delà des personnes, ce sont les projets sociétaux cubain et vénézuélien, qui favorisent les déshérités, qui sont attaqués.

Il est de même notoire que M. Ménard fréquente assidûment l’extrême droite cubaine de Miami avec laquelle il a signé des accords de partenariat concernant la guerre médiatique menée contre la Révolution cubaine [11].

Le financement de RSF soulève également de sérieuses interrogations. Comment une organisation qui dépend économiquement de la FNAC, du CFAO, de Hewlett Packard, de la Fondation de France, de la Fondation Hachette, de la Fondation EDF, de la Caisse des dépôts et consignations, du Open Society Institute, de la Fondation RealNetwork, de Sanofi-Synthelabo (désormais Sanofi-Aventis), des Editions Atlas, du Color Club, de Globenet, et de la Cadena SER peut-elle prétendre agir de manière indépendante ? Comment une organisation financée par l’Etat français peut-elle agir en toute impartialité ? Cela est impossible, et les prises de position de RSF en faveur du coup d’Etat contre le président Aristide en Haïti le démontrent très clairement [12]. Comment une organisation associative censée défendre les journalistes peut-elle se réjouir du renversement d’un président démocratiquement élu ?

Le budget 2003 de RSF s’élevait à 3 474 122 euros. Selon ses comptes annuels, les recettes proviennent pour 11% de l’Etat, 12% du mécénat, 4% des cotisations et dons, 15% de la Commission européenne, 10% d’opérations ponctuelles, et 48% des publications de l’organisation. Ce dernier chiffre surprend par son importance. La somme de 1 984 853 euros proviendrait uniquement de la vente de calendriers [13]. Le calendrier coûtant 8 euros, RSF arriverait à écouler plus de 248 106 calendriers par an, soit près de 680 calendriers par jour ! Ce chiffre est trop démesuré pour être crédible.

Concernant les dépenses pour l’année 2003, les comptes montrent que seul 7% du budget est destiné à l’aide directe aux journalistes en difficulté [14]. Qu’en est-il de 93% du budget restant ? Il est alloué au travail de propagande et de désinformation au service des intérêts de ceux qui financent Reporters sans frontières, à savoir l’Etat français, les grands groupes économiques et financiers, l’extrême droite cubaine de Floride et le Département d’Etat étasunien.

« La défense de la liberté de la presse  » n’est qu’une façade. Reporters sans frontières est au service de gouvernements et de puissants intérêts économiques et financiers. C’est la raison pour laquelle la principale menace pour la liberté de la presse que constitue la concentration des médias n’a jamais été dénoncée par l’organisation de M. Ménard. C’est la raison pour laquelle RSF, entre autres, ne s’est jamais intéressé au sort de M. Mumia Abu-Jamal, journaliste nord-américain emprisonné depuis plus de 20 ans pour ses écrits et ses prises de positions politiques. Malheureusement, la collusion entre M. Ménard, les ténors de la grande presse et le capital financier empêche les citoyens de découvrir les véritables enjeux qui se cachent derrière ce rideau de fumée associatif et humanitaire.

NOTES:

[1] Robert Ménard, « Forum de discussion avec Robert Ménard », Le Nouvel Observateur, 18 avril 2005. www.nouvelobs.com/forum/archives/forum_284.html (site consulté le 22 avril 2005).

[2] National Endowment for Democracy, « About Us ». www.ned.org/about/about.html (site consulté le 27 avril 2005).

[3] National Endowment for Democracy, « NED Venezuela Programs ». www.ned.org/grants/venezuelaFacts.html (site consulté le 27 avril 2005).

[4] Reporters sans frontières, « Reporters sans frontières dénonce une régression de la liberté de la presse », 26 novembre 2004. www.rsf.org/article.php3id_article=12968 (site consulté le 27 avril 2005).

[5] Reporters sans frontières, « Deux ans après le « printemps noir » : urgence humanitaire pour 21 journalistes emprisonnés », 16 mars 2005. www.rsf.org/article.php3 ?id_article=12882 (site consulté le 27 avril 2005).

[6] Colin L. Powell, Commission for Assistance to a Free Cuba, (Washington : United States Department of State, mai 2004). www.state.gov/documents/organization/32334.pdf (site consulté le 7 mai 2004), p. 20.

[7] Reporters sans frontières, « Aides apportées aux journalistes emprisonnés et aux médias en difficulté », 2004. www.rsf.org/article.php3 ?id_article=7581 (site consulté le 23 avril 2005).

[8] Reporters sans frontières, « Bilan 2004. L’année la plus meurtrière depuis dix ans : 53 journalistes tués », 2005. www.rsf.org/article.php3 ?id_article=12232 (site consulté le 23 avril 2004).

[9] Ibid.

[10] El Nuevo Herald, « Castro y Chávez llaman a una alianza contra EEUU », 30 avril 2005.

[11] Salim Lamrani, Cuba face à l’Empire : Propagande, guerre économique et terrorisme d’Etat (Outremont, Lanctôt, 2005), chapitre VI.

[12] Reporters sans frontières, « La liberté de la presse retrouvée : un espoir à entretenir », juillet 2004. www.rsf.org/article.php3 ?id_article=10888 (site consulté le 23 avril 2005).

[13] Reporters sans frontières, « Comptes de Reporters sans frontières 2003 », 2004, www.rsf.org/article.php3 ?id_article=10589 (site consulté le 27 avril 2005).

[14] Ibid.

par Salim Lamrani
Lundi 21 janvier 2008
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Alors que le président colombien Alvaro Uribe entame son tour d’europe afin de promouvoir sa undefinedpolitique contre les Farc, il serait souhaitable que Paris, qui le recevra le 21 janvier, sache quelques vérités sur ce personnage. En effet, Nicolas Joxe journaliste pour Lemonde et réalisateur, est aussi l’auteur du documentaire “Ils ont tué un homme. Crimes paramilitaires en Colombie”. (Diffusion Arte 2005.).

Il nous expose dans son article ci-dessous « Quelques vérités sur Alvaro Uribe »

 

Posted by libertesinternets under Censure, Colonialisme, Hugo Chavez, Manipulation de l'opinion, Néo-connerie, Observatoire de l'empire, Paulo Paranagua, Presse aux ordres, Racisme de gauche
 

  C’est vrai que Uribe est un bon élève de Washington, alors forcément, il est plus présentable que ce “populiste” de Chavez….

Alors faisons semblant de ne pas voir (comme le fait Libé) que le bon Uribe, aimé de son peuple et démocratiquement élu (tout comme Chavez, mais Chavez est un salaud, c’est entendu) : a une carrière “étroitement liée à cette expansion du narco-paramilitarisme. Dans un rapport de la DIA (Defense Intelligence Agency) datant de 1991, les services de renseignement militaire américains présentaient Alvaro Uribe Velez, alors sénateur au Congrès, comme un “politicien collaborant avec le cartel de Pablo Escobar aux plus hauts niveaux du gouvernement”. Quelques années plus tard, en tant que gouverneur de la région de Medellin, Alvaro Uribe Velez autorise la formation de coopératives de sécurité privée servant en réalité de couverture légale à des groupes paramilitaires peuplés de tueurs de la mafia.

Selon que vous serez dans les petits papiers de l’intelligentsia atlantiste ou pas, vous serez un “gentil” ou un “méchant”…. c’est une vieille chanson.

A noter que, sur le blog de Jacques Thomet, l’ambassade de Colombie rejette l’intégralité des accusations de Nicolas Joxe :  http://jacquesthomet.unblog.fr/2008/01/16/la-colombie-proteste-contre-larticle-de-nicolas-joxe-dans-le-monde/ 

L'ARTICLE ENFIN :


 Le Monde - 14/01/2008]

[...] Depuis vingt ans, sous prétexte de lutter contre la guérilla, des milices paramilitaires d'extrême droite ont commis des crimes de masse contre la population. Ces derniers mois, des fosses communes ont été découvertes dans toutes les régions du pays. Le procureur général de Colombie a affirmé qu'elles pourraient contenir les restes de près 10 000 civils assassinés par ces groupes paramilitaires.

    Leaders populaires, syndicalistes, juges, défenseurs des droits de l'homme, journalistes : les paramilitaires se sont attaqués à toute forme d'opposition politique ou sociale avec une cruauté inouïe. La presse colombienne a révélé comment les chefs paramilitaires ont généralisé la torture en formant leurs hommes à démembrer vivantes leurs victimes.

    Les derniers rapports d'enquête d'Amnesty International, de Human Rights Watch ou de la FIDH montrent comment les forces de sécurité colombiennes ont encadré, coordonné, voire participé, aux massacres paramilitaires. Les témoignages des victimes sont concordants, massifs, accablants. Des officiers supérieurs de l'armée ont "sous-traité" aux milices le soin de mener cette guerre "sale" en toute impunité.

    Mais les paramilitaires ne se sont pas cantonnés à ce travail de répression, ils ont bâti une redoutable organisation mafieuse qui contrôle l'essentiel du trafic de cocaïne vers les Etats-Unis et l'Europe. En s'infiltrant dans l'appareil d'Etat, les paramilitaires ont pu faire prospérer leur trafic et généraliser le détournement de fonds publics grâce à la complicité d'une partie de la classe politique au pouvoir.

    [...] La carrière du président Uribe est étroitement liée à cette expansion du narco-paramilitarisme. Dans un rapport de la DIA (Defense Intelligence Agency) datant de 1991, les services de renseignement militaire américains présentaient Alvaro Uribe Velez, alors sénateur au Congrès, comme un "politicien collaborant avec le cartel de Pablo Escobar aux plus hauts niveaux du gouvernement". Quelques années plus tard, en tant que gouverneur de la région de Medellin, Alvaro Uribe Velez autorise la formation de coopératives de sécurité privée servant en réalité de couverture légale à des groupes paramilitaires peuplés de tueurs de la mafia. [...] Le père du président colombien a été abattu par les FARC. [...] Ce dernier était lié à certains parrains de la drogue du cartel de Medellin, que l'on a retrouvé un hélicoptère appartenant à la famille Uribe dans un immense laboratoire de cocaïne ?

[...]

    Depuis 2005, le président Uribe a tout mis en oeuvre pour parvenir à une amnistie générale des paramilitaires en adoptant la loi dite de justice et paix. Cette législation prévoit, en effet, pour les responsables de ces crimes contre l'humanité des peines dérisoires en échange de leur démobilisation. La situation colombienne est complexe, sa violence, multiforme, parfois difficile à décrypter. Mais présenter la guérilla comme le "diable" et tenter de blanchir un président colombien compromis dans l'entreprise criminelle du paramilitarisme est quelque chose d'inacceptable. Exiger la libération d'Ingrid Betancourt et de tous les otages retenus dans des conditions inhumaines par la guérilla ne peut servir à exonérer l'Etat colombien de sa responsabilité dans le déchaînement de violence existant dans le pays.

Nicolas Joxe, réalisateur, est l’auteur du documentaire “Ils ont tué un homme. Crimes paramilitaires en Colombie”. (Diffusion Arte 2005.)http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-999190,0.html

 

 

 

Sources :

http://libertesinternets.wordpress.com/2008/01/16/nicolas-joxe-quelques-verites-sur-alvaro-uribe/

http://www.eltiempo.com/politica/2008-01-19/ARTICULO-WEB-NOTA_INTERIOR-3925529.html
http://209.85.135.104/search?q=cache:lmUdq8lgSEIJ:opus-incertum.over-blog.net/+%E2%80%9CIls+ont+tu%C3%A9+un+homme.+Crimes+paramilitaires+en+Colombie%E2%80%9D&hl=fr&ct=clnk&cd=2&gl=fr

par Nicolas Joxe
Samedi 19 janvier 2008
publié dans : Coup de gueule communauté : Amérique Latine
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undefinedDéplorable : l’assemblée nationale vénézuelienne a déclaré les FARC et l’ELN comme « belligérant » c'est-à-dire qu’elle leur a donné un statut politique particulier. En somme, une reconnaissance que leur avait refusée le monde entier la semaine passé après demande de Chavez suite à la libération des otages Clara Rojas y Consuelo Gonzalez. (voir video youtube)
 

Sous prétexte de libération de 2 otages sur plus de 750, il faudrait considérer cette organisation undefinedterroriste narcotrafiquante comme « mouvements insurgent » a qui il faut donner "señal de voluntad para darles un trato político que genere confianza en las futuras negociaciones en el camino a la paz en Colombia" selon Hugo Chavez !?



Et qu’avons-nous de l’autre coté ? Nous avons un président Uribe qui dépense 20 millions de dollars chaque jour dans la guerre contre ces mouvements, cela représente 6,3% du PIB annuellement. Mais demandons nous, A qui profites cette cacophonie colombienne ?

La réponse est aux narcotrafiquants d’une part et surtout aux multinationales américaines présentes sur le sol colombien dans les domaines du pétrole, de la banane, du charbon, de l’or et du nickel, ou encore du biocombustibles…

Le gouvernement américain qui « aide » à lutter contre les FARC en procurant un financement et des hommes au gouvernement colombien permet à ces entreprises d’avoir une légitimité d’exploiter et tirer un revenu du sol colombien. Les subventions accordés servent à acheter du matériel militaire : américain bien sûr et donc faire tourner l’économie US. Leur objectif est de :

-          maintenir le trouble dans la région : avec la peur tous le monde évite de réfléchir trop

-          pouvoir gagner du terrain sur celui des zones contrôlées par les FARC pour en exploiter les ressources.

Les FARC eux se contentent aussi de cette situation. La peur permet la soumission des zones contrôlées et de faire tomber en servitude les paysans producteurs de Coca. Le business de la prise undefinedd’otages permet à la fois une assurance contre les attaques de camp dans la jungle et un moyen supplémentaire de financement. Depuis quelques années même, cette activité leur offre un rayonnement international, ceci depuis qu’ils ont commencé à enlever des étrangers !

Alors avec l’appui sans concession d’un président (élu au suffrage universel en toutes règles internationale, n’en déplaise à reporter Sans Frontières, qui au passage est financé indirectemen